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Quelques textes, quelques poèmes, quelques pensées...

15 septembre 2016

Le chevalier abscons Partie1

Si encore j’avais su faire du cheval…

J’avais mal aux fesses et j’étais à peine au nord de Lyon. Ma côte de maille me grattais et je transpirais à n’en plus pouvoir. Pourquoi avais-je mis cette côte de maille tout de suite, j’en aurais besoin éventuellement dans plusieurs jours. Je décidais alors de faire une pause et de l’enlever. Je descendais de ma monture, sans savoir si j’arriverais à y remonter. Stéphanie m’avait tout expliqué, montré, remontré, mais ça n’était pas si simple. Elle m’avait prêté son cheval mais ne rigolait pas vraiment en me voyant partir avec.

Avant de descendre du cheval, il fallait que je sorte mon épée. Je la brandis fièrement en hurlant : « A mort François le purulent ! » oui, bon, j’étais tout seul, il fallait que je m’exerce. Ensuite je la jetais par terre pour ne pas me blesser en descendant de mon cheval. Bling !

Euh, donc, comment vous expliquer ?

Une semaine avant j’avais reçu le message d’une amourette d’enfance. Enfin, une amourette dans un seul sens. Bref, j’étais un peu amoureux d’elle à l’époque; et elle… bref. Elle m’avait envoyé une missive : Elle n’avait personne pour l’aider et son amant le fameux « François boutonneux » la battait. J’avais alors répondu hésitant et surpris, mais en guise de retour François me provoqua en duel. « Viens si t’es un homme, je n’ai pas peur de toi, tu vas faire quoi, bouffon ? » Je m’étais toujours senti « bouffon » depuis ma plus tendre enfance, j’aimais ça et je le cultivais, mais ce jour-là, je n’avais pas aimé le ton, et même plus, il m’avait vraiment vexé, dans mon amour propre. Serais-je toute ma vie un bouffon ? Suis-je capable de mieux ? Suis-je le chevalier qu’elle attend ? Le prince charmant ?

Je répondis simplement : « j’arrive ! » Dès que ma réponse fût faite, mes jambes se mirent à bagoter, qu’allais-je faire, pourquoi ?

Pourquoi ne pas renoncer ?

Oui, après tout, je ne m’en souvenais à peine de cette fille. Dans mon souvenir elle avait 14 ans, je lui avais confié mes sentiments, elle avait souri et ne m’avait plus lâché, sans pour autant succomber à mes avances, elle m’avait laissé l’approcher, la regarder et elle avait testé ma fidélité et mon dévouement en sortant avec les garçons les plus idiots du comté. Je lui écrivais des poèmes, elle souriait toujours, je lui touchais la main, et elle prenait tout ce qu’il y avait à prendre, sans donner. Mais là, 15 ans plus tard elle m’avait appelé au secours. Me rappelant mon dernier poème qui disait :

Je m’en vais loin de toi,

Même à reculons

Je serais là pour toi

Tel un chevalier… abscons

Oui j’adorais le mot abscons à l’époque, ça mettais un peu de mystère à ma personnalité !

Bon, d’accord c’était bidon… mais bon, ça l’avait marqué apparemment, puisque sans nouvelles depuis 15 ans, voilà qu’elle m’appelait à l’aide.

Je calais mon épée sur le sac attaché à la selle. Je remontais tant bien que mal sur mon cheval, à plat ventre, les jambes s’agitant dans le vide, sans aucune classe, mais avec succès. Il était beau mon cheval, je lui caressais la joue avant de claquer un son sec entre mes dents et ma joue gauche pour lui dire d’avancer. Lui, restait concentré à mâchouiller un massif d’herbe haute. Elle habitait à Maussane les Alpilles, ce qui fait qu’il me faudrait 15 jours pour faire l’aller-retour depuis Grenoble. J’avais quitté mon travail la veille, plein d’enthousiasme. Aujourd’hui, après 40 km de cheval, j’hésitais déjà à rentrer. Mais j’étais plutôt du genre persévèrant. Ce serait une honte si je n’allais pas jusqu’au bout.

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